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Pour le développement, le transfert et la commercialisation réussis d’AURAL (Autonomous Underwater Recorder for Acoustic Listening), un système autonome pour l’enregistrement des sons sous-marins sur de longues périodes

Yves Samson et Yvan Simard,
Pêches et Océans Canada
Un projet de Pêches et Océans Canada (P&O) visant à mettre au point un instrument pour enregistrer les sons sous-marins pour ses propres fins de recherche s’est attiré une reconnaissance mondiale et a engendré un marché pour une foule d’applications, qui vont de l’enregistrement du chant des baleines à la surveillance des déplacements des navires. L’équipe multidisciplinaire de l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans, au Québec, qui regroupait des chercheurs universitaires et des spécialistes de l’industrie, a mis au point une technologie pour enregistrer les sons sous-marins à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres sur des périodes de plus d’un an. Connue sous l’acronyme AURAL (pour Autonomous Underwater Recorder for Acoustic Listening), cette technologie fait appel à des instruments ou à des réseaux d’instruments qui sont suspendus à la coque des navires ou à la couverture de glace, ou fixés à des balises environnementales ou au fond marin. Installée dans l’Arctique canadien depuis 2005, cette technologie est particulièrement utile pour la protection des mammifères marins et pour la
documentation des effets du réchauffement du globe.Le système, qui intègre des composants très durables qui réduisent la consommation d’énergie, peut enregistrer les sons naturels des océans comme les séismes et les bruits des poissons et des mammifères, de même que les signaux d’origine humaine ou la pollution sonore causée par la navigation maritime et l’exploration pétrolière en mer.
Le projet AURAL a débuté en 2005 et a généré en deux ans dix fois l’investissement initial, avec des ventes en Europe et aux États-Unis.
